Classification de Gell et Coombs |
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Sommaire
Lorsque des réponses adaptatives se font de façon exagérée ou inappropriée et provoquent des lésions tissulaires, on parle d’hypersensibilité. Ce type de réponse n’est pas général, est caractéristique de l’individu et apparaît seulement lors d’un deuxième contact avec un allergène. La classification de Gell et Coombs (1975) répartit l’hypersensibilité en quatre types (I, II, III et IV), selon la forme d’action et le temps de réponse. Ceux-ci sont rarement individualisés et ne se développent pas séparément l’un de l’autre. Les trois premiers sont médiés par des anticorps, le quatrième par les cellules T et les macrophages. L’hypersensibilité de type I :C’est le type le plus fréquent et le plus important du point de vue clinique ; il correspond à l’hypersensibilité immédiate (HSI) avec anticorps circulants qui sont des immunoglobulines de type Ig E capables de se fixer sur les mastocytes tissulaires et sur les basophiles du sang circulant.
L’hypersensibilité de type II :Celle-ci est dite cytotoxique ou cytolytique. Dans ces réactions immunes, les anticorps sont libres dans le sérum alors que l’antigène est fixé à la surface de certaines cellules ou est un composant de la membrane cellulaire elle-même. Quand les anticorps réagissent avec l’antigène, il se produit une activation du complément qui aboutit à la détérioration de la cellule et même à sa lyse . L’hypersensibilité de type III :Ces réactions sont dues à des anticorps circulants, les précipitines qui appartiennent à la classe des Ig G. Le système complémentaire est activé quand ces anticorps réagissent avec des antigènes pour produire un complexe antigène-anticorps. Cette activation du complément entraîne une accumulation de polynucléaires et une libération d’histamine, et aboutit à des lésions tissulaires analogues à celles du phénomène d’Arthus. L’hypersensibilité de type IV :Celle-ci se différencie des 3 autres en ce sens qu’elles ne sont pas produites par des anticorps mais par des cellules immuno-compétentes, les lymphocytes. Ces réactions se caractérisent aussi par le délai de 24 à 72 heures nécessaire à l’apparition des manifestations après la réintroduction de l’antigène : d’où le nom d’hypersensibilité retardée à médiation cellulaire. De ce fait, cette hypersensibilité n’est pas transmissible par injection de sérum mais uniquement par injection de cellules vivantes, essentiellement des lymphocytes T. Les réactions de type IV entraînent des lésions tissulaires inflammatoires avec infiltration de cellules mononucléées (lymphocytes et macrophages). La réaction inflammatoire peut conduire à des lésions tissulaires irréversibles.
Tableau 1 : Classification des hypersensibilités Source : Richard S.H. Pumphrey, « Introduction to food allergy and food intolerance », Food Allergy and Intolerance - A Journal for the World Food Industry, Leatherhead Food RA Publishing, Volume 1, Issue 1, 2000, pages 4-20. Le tableau 2 fait ressortir les caractéristiques différentielles des réactions d’hypersensibilité : Tableau 2 : Principales caractéristiques différentielles des réactions d’hypersensibilité selon Gell et CoombsSource : Regnault J.-P., « Agression et défense du corps humain », Vigot, Paris, 1992, page 231.
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